Schwinnz
05-25-2005, 11:41 PM
Activision achète Beenox Studios
Après Ubisoft, un autre géant du jeu vidéo débarque à Québec • Le Soleil, le mercredi 30 mai 2005, Anne-Louise Champagne
• L'industrie du jeu vidéo s'ancre de plus en plus solidement dans le quartier Saint-Roch. Après Ubisoft, voici que le géant mondial du jeu vidéo Activision débarque à Québec en se portant acquéreur de Beenox Studios
Activision est le deuxième plus important éditeur de jeux vidéo au monde après Electronic Arts, précise le président de Beenox, Dominique Brown. Son chiffre d'affaires pour l'année financière se terminant le 21 mars 2005 est de 1,4 milliards, environ le double d'Ubisoft. Celui d'Electronics Art se chiffre à plus de 4 milliards $.
Beenox devient une filiale à part entière d'Activision, et l'équipe dirigeante restera en place. Il s'agit du 11e studio à joindre l'entreprise américaine, mais il est le premier hors les États-Unis. Chacune de ces entités reste totalement indépendante, spécifie M. Brown. « Quand ils achètent, ils gardent en place le management et les façons de faire, tout en offrant leur collaboration et leur soutien. »
Le studio de Québec compte une trentaine d'employés et est déjà en mode d'embauché. L'arrivée d'Activision lui permettra de soutenir cette croissance. À titre de comparaison, des studios de taille semblable qui ont été achetés par Activision sont passés de 30 à 50 employés en 18 mois.
Depuis sa création en 2000, Beenox s'est spécialisé dans la conversion des jeux vidéo vers différentes plateformes. Une spécialité qui a pesé dans la décision d'Activision. « Gérer le passage à la prochaine génération représente le défi dans le domaine actuellement », note M. Brown.
Activision a déjà travaillé avec Beenox sur différents projets dont Shrek 2, Tony Hawk's Underground 2, et sur Fantastic Four, un titre encore à paraître. Les deux entreprises étaient déjà en pourparlers lorsque Ubisoft a annoncé sa venue à Québec.
Pour la petite entreprise, cette acquisition «est la meilleure nouvelle dont nous pouvions rêver », ajoute M. Brown.
«Nous sommes tous des mordus de jeux vidéo, la moyenne d'âge des employés est de moins de 30 ans, moi-même j'en ai 26. Être acquis par une compagnie comme ça, c'est fantastique ! » assure le jeune pdg.
RETARD CHEZ UBISOFT
Par ailleurs, Ubisoft a reconnu, hier, qu'elle ne sera pas en mesure d'ouvrir
son nouveau studio dans le quartier Saint-Roch dès le lur juin, ainsi qu'elle l'avait annoncé en avril dernier. Il y a encore des ficelles à nouer et l'ouverture retardera de quelques jours, « mais ce sera sûrement en juin », selon Martin Carrier, vice-président Communications et affaires corporatives.
À moins d'une semaine de la date prévue, l'entreprise n'a toujours pas conclu d'entente pour la location d'un espace suffisament grand pour ses besoins. Ubisoft est en négociation pour la location de quelque 25 000 pi2. « Une annonce devrait être faite le 1er juin, a spécifié M. Carrier. Le délai est dû à des questions purement administratives ».
Ubisoft doit aussi nommer la direction sous peu.
Par ailleurs, le processus d'embauche est en cours. Une centaine d'entrevues ont été menées jusqu'ici. Ubisoft a besoin de 75 personnes pour le démarrage.
Les nouvaux studios abriteront également la filiale Gameloft, spécialisée dans la création de jeux vidéo accessibles sur téléphone cellulaire. Au total, les deux entreprises entraîneront la création de 250 emplois.
L'entreprise aurait-elle été trop rapide en affaires lors de son annonce d'avril ? « C'est une question de recrutement, a répondu M. Carrier. Il fallait dire qu'on s'en vient (pour attirer des candidatures). En plus, on voulait faire la journée de recrutement à l'Université Laval ; pour cela, il fallait annoncer nos intentions. »
Après Ubisoft, un autre géant du jeu vidéo débarque à Québec • Le Soleil, le mercredi 30 mai 2005, Anne-Louise Champagne
• L'industrie du jeu vidéo s'ancre de plus en plus solidement dans le quartier Saint-Roch. Après Ubisoft, voici que le géant mondial du jeu vidéo Activision débarque à Québec en se portant acquéreur de Beenox Studios
Activision est le deuxième plus important éditeur de jeux vidéo au monde après Electronic Arts, précise le président de Beenox, Dominique Brown. Son chiffre d'affaires pour l'année financière se terminant le 21 mars 2005 est de 1,4 milliards, environ le double d'Ubisoft. Celui d'Electronics Art se chiffre à plus de 4 milliards $.
Beenox devient une filiale à part entière d'Activision, et l'équipe dirigeante restera en place. Il s'agit du 11e studio à joindre l'entreprise américaine, mais il est le premier hors les États-Unis. Chacune de ces entités reste totalement indépendante, spécifie M. Brown. « Quand ils achètent, ils gardent en place le management et les façons de faire, tout en offrant leur collaboration et leur soutien. »
Le studio de Québec compte une trentaine d'employés et est déjà en mode d'embauché. L'arrivée d'Activision lui permettra de soutenir cette croissance. À titre de comparaison, des studios de taille semblable qui ont été achetés par Activision sont passés de 30 à 50 employés en 18 mois.
Depuis sa création en 2000, Beenox s'est spécialisé dans la conversion des jeux vidéo vers différentes plateformes. Une spécialité qui a pesé dans la décision d'Activision. « Gérer le passage à la prochaine génération représente le défi dans le domaine actuellement », note M. Brown.
Activision a déjà travaillé avec Beenox sur différents projets dont Shrek 2, Tony Hawk's Underground 2, et sur Fantastic Four, un titre encore à paraître. Les deux entreprises étaient déjà en pourparlers lorsque Ubisoft a annoncé sa venue à Québec.
Pour la petite entreprise, cette acquisition «est la meilleure nouvelle dont nous pouvions rêver », ajoute M. Brown.
«Nous sommes tous des mordus de jeux vidéo, la moyenne d'âge des employés est de moins de 30 ans, moi-même j'en ai 26. Être acquis par une compagnie comme ça, c'est fantastique ! » assure le jeune pdg.
RETARD CHEZ UBISOFT
Par ailleurs, Ubisoft a reconnu, hier, qu'elle ne sera pas en mesure d'ouvrir
son nouveau studio dans le quartier Saint-Roch dès le lur juin, ainsi qu'elle l'avait annoncé en avril dernier. Il y a encore des ficelles à nouer et l'ouverture retardera de quelques jours, « mais ce sera sûrement en juin », selon Martin Carrier, vice-président Communications et affaires corporatives.
À moins d'une semaine de la date prévue, l'entreprise n'a toujours pas conclu d'entente pour la location d'un espace suffisament grand pour ses besoins. Ubisoft est en négociation pour la location de quelque 25 000 pi2. « Une annonce devrait être faite le 1er juin, a spécifié M. Carrier. Le délai est dû à des questions purement administratives ».
Ubisoft doit aussi nommer la direction sous peu.
Par ailleurs, le processus d'embauche est en cours. Une centaine d'entrevues ont été menées jusqu'ici. Ubisoft a besoin de 75 personnes pour le démarrage.
Les nouvaux studios abriteront également la filiale Gameloft, spécialisée dans la création de jeux vidéo accessibles sur téléphone cellulaire. Au total, les deux entreprises entraîneront la création de 250 emplois.
L'entreprise aurait-elle été trop rapide en affaires lors de son annonce d'avril ? « C'est une question de recrutement, a répondu M. Carrier. Il fallait dire qu'on s'en vient (pour attirer des candidatures). En plus, on voulait faire la journée de recrutement à l'Université Laval ; pour cela, il fallait annoncer nos intentions. »
